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DE BASSE LORRAINE, GODEFROY IV GODEFROY DE BOUILLON
Godefroi de Bouillon prit la tête de l'une des branches de la première croisade, qui atteignit l'Orient par la voie danubienne. Apprécié pour sa dévotion et sa modestie, mais plus encore pour sa prestance, sa bravoure et sa force physique, il put user de son prestige pour modérer les rivalités et arbitrer les conflits nés du partage de la conquête. Il ne joua cependant aucun rôle décisif dans la direction des opérations, jusqu'à la prise de Jérusalem (15 juill. 1099), au cours de laquelle il se distingua en atteignant le premier le sommet de la muraille. Les barons francs préférèrent ce conciliateur sans ambitions, qui ne les inquiétait pas, à l'impétueux et intransigeant Raymond de Saint-Gilles, qui avait été désigné par le pape comme chef militaire de la croisade et avait joué un rôle de premier plan. Comme il avait refusé la couronne royale, ils lui offrirent le titre d'avoué du Saint-Sépulcre avec la charge de gérer cet État nouveau-né dont nul ne savait s'il était indépendant, sur le plan temporel, du Saint-Siège qui avait organisé la croisade. Godefroi mourut un an plus tard, et la légende s'empara vite de son personnage, auquel la postérité attribua une œuvre décisive dans la naissance de l'Orient latin. Il reçut château et seigneurie de Bouillon de son oncle maternel Godefroi le Bossu, duc de Lorraine, et par là fut connu à travers les siècles sous le nom de Godefroi de Bouillon; il mourut à Jérusalem comme avoué du Saint-Sépulcre. Avant de partir pour la croisade, il avait vendu Bouillon à Otbert, évêque de Liège (1096)

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