Né à Gouzon (Creuse), le 4 janvier
1760.
Président du district de la
Charité-sur-Loire, où il résidait et où il épouse le 6 février 1792,
Marie-Suzanne Hyde de Neuville, sœur du baron Guillaume Hyde de Neuville, dont
il eut trois enfants.
Elu député de la Nièvre au Conseil des Cinq-Cents. Il s'y distingue par son ardeur
et par ses discours contre le terrorisme, et bientôt par son opposition au
Directoire. Membre de la commission dite des inspecteurs, avec Pichegru
et Willot, puis proscrit avec eux et déporté en Guyane. Il s'évade avec ses compagnons, atteint le
Surinam et de là se rend en Angleterre.
De La Rue quitte l'Angleterre pour
suivre Pichegru en Allemagne, puis, après le 18 brumaire, il rentre en France,
où son dévouement bien connu aux principes de la légitimité, et la part qu'il
prit à de sourdes menées politiques, le font mettre en résidence surveillée
dans le département de la Nièvre jusqu'en 1814.
Sous la Restauration, il devient
maître des requêtes et garde général des archives du Royaume (1er mars 1816),
chevalier de la Légion d'honneur le 8 octobre 1814, et officier du même ordre le
21 août 1822.
Il se suicide le 12 ou le 13 août
1830.
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