Dossonville est né en 1753 sous le nom de Jean-Baptiste Dubois, à Auneau, près de
Chartres
Il fut d'abord valet de chambre du président de la Chambre
des Comptes, période durant laquelle il acquit des connaissances financières qui
allaient lui servir toute sa vie. S'étant marié, il s'établit cafetier à Paris.
Fin 1791, désireux de s'engager dans la Révolution, il devint officier de paix
spécialisé dans la recherche des émetteurs de faux assignats.
Impliqué dans le
coup d'Etat manqué de fructidor (1797), il fut déporté en Guyane , dont il s'évada. Il parvint à Londres, où il se lia avec le célèbre révolutionnaire sud-américain
Miranda .
Sous le Consulat, Fouché le chargea
d’organiser à Paris une police secrète avec les transfuges de l’émigration.
Arrêté de nouveau à cause de ses liens avec le général Pichegru , il dénonça à
Bonaparte les manigances de Fouché, mais passa quelque temps en prison et fut
chassé de la police.
Exilé à Melun, il dut attendre la chute de l'Empire pour obtenir un poste de
commissaire. Il fut mis à la retraite lors de la
révolution de 1830.
Il écrivit ses mémoires sous le nom "d’Ossonville", en restant très évasif
sur ses activités policières, dont il ne pouvait rien tirer de glorieux.
Mort aux Batignolles en 1833
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